Voiture : que risquez-vous si votre éclairage est défectueux ?

Voiture : que risquez-vous si votre éclairage est défectueux ?

Techniquement, vous ne risquez ni retrait de points sur votre permis ni la suspension de celui-ci si votre éclairage est défectueux. Néanmoins, vous encourez des sanctions car les radars et les agents de la circulation ne subissent pas de dysfonctionnement. C’est évidemment sans faire l’impasse sur les questions de sécurité qui peuvent vous coûter cher. Lumière sur les prix à payer pour un défaut d’éclairage.

Si vos phares sont défectueux

Pour la sécurité de tous les usagers de la route -ce qui vous inclut-, il est impératif d’assurer la visibilité de votre véhicule. Autrement dit, tous vos feux doivent être en parfait état de fonctionnement, qu’il s’agisse de feux de route, de position, d’éclairage de plaque d’immatriculation, de croisement, etc.

Les feux de route que l’on appelle couramment “phares” sont utiles pour optimiser votre vision sur un maximum de 150 mètres. Leur puissance occasionne toutefois l’éblouissement. Si un autre véhicule arrive en sens inverse, vous devez obligatoirement passer au code (feux de croisement).

L’utilisation des phares est interdite lorsque vous roulez au sein d’une agglomération et/ou dans un tunnel où l’éclairage public est en état de fonctionnement.

Avoir des phares défectueux dans le sens où l’on parle des feux de route nuit principalement à votre confort visuel. Ces éclairages n’étant pas couramment utilisés, les sanctions en cas de dysfonctionnement ne sont pas établies. C’est plutôt le mauvais usage des phares qui risque de vous pénaliser. En oubliant d’éteindre vos phares ou en les allumant en dehors des circonstances autorisées (chutes de neige, orages accompagnés de brouillard…), les forces de l’ordre sont en droit de dresser un PV pour une amende de 135€. Une minoration à 90€ est cependant accordée si vous payez dans les 3 jours (amende qui vous est directement remise) ou sous 15 jours (PV expédié par courrier).

Pour votre sécurité, vérifiez toujours que vos ampoules soient fonctionnelles. En cas de danger, vous pourrez toujours lancer un appel de phares pour éviter de klaxonner en pleine nuit.

 

Si votre ampoule a grillé

Une ampoule grillée engendre automatiquement le non-fonctionnement de votre système d’éclairage. Vous risquez de ce fait une amende forfaitaire de 68€, sujette à une minoration à 45€ suivant les conditions préalablement mentionnées. Concrètement, la sanction dépend avant tout des circonstances mais également du feu défectueux.

Les agents de la police sont plutôt indulgents si ce sont les ampoules de vos feux arrière qui ont grillé. Ils peuvent également tolérer un dysfonctionnement des veilleuses avant. Les policiers vont donc vous interpeller pour vous avertir que votre éclairage est défectueux. Cependant, ils dressent rarement un PV car il est évident que les conducteurs ne peuvent que difficilement constater la panne. Vous pouvez échapper à la verbalisation en remplaçant les ampoules défectueuses sur place. Quoique, le remplacement du dispositif d’éclairage peut s’avérer complexe et nécessité l’intervention d’un professionnel.

La tolérance est plutôt rare lorsque les feux de stop et les clignotants sont concernés. Il s’agit d’éclairage indispensable, de jour comme de nuit. Tout automobiliste avisé est de ce fait tenu de vérifier leur état de fonctionnement avant de prendre la route. Leur défaillance est en effet un cause courante d’accidents dont les policiers peuvent vous tenir responsable. Que l’ampoule soit grillée ou que la panne résulte d’un mauvais contact, vous risquez l’amende de 68€, éventuellement assortie d’une immobilisation de votre auto. Cette immobilisation est plus courante suite à un interpellation nocturne ou par mauvais temps. En effet, la visibilité est mauvaise et si vos éclairages n’assurent pas leurs fonctions, vous soumettez les usagers de la route à de sérieux dangers.

Les feux de croisement et de route sont soumis à des règles plus strictes. La tolérance zéro est donc de mise. Du point de vue général et surtout des policiers, vous devriez immédiatement vous rendre compte d’un dysfonctionnement. Si les conditions météorologiques affectent la visibilité ou si vous conduisez en pleine nuit, des codes et phares défectueux feront de vous une source de danger. Dans de telles circonstances, des feux cassés ou grillés donnent lieu à une pénalisation de 68€ et très probablement à l’immobilisation de votre voiture.

Si vous oubliez d’allumer vos feux

Votre dispositif d’éclairage est tout à fait fonctionnel mais vous avez “simplement” oublié de l’utiliser. Les agents de police considèrent cette omission comme une infraction passible d’une amende de 135€. Si vous vous en acquittez dans les 3 ou 15 jours, une minoration à 90 € est susceptible de vous être accordée.

Dans le cas où l’oubli a lieu dans une zone non éclairée par des dispositifs publics et/ou si la météo occasionné une mauvaise visibilité, l’amende peut être assortie à un retrait de 4 points. Vous risquez même la suspension de votre permis de conduire. Prouver que votre éclairage n’est pas défectueux ne va pas arranger les choses. Votre omission est assimilable à de l’inconscience qui nuit à la sécurité publique, même si vous ne le faites pas exprès.

Si vous conduisez tous feux éteints dans une agglomération mal ou non éclairée, l’amende de 135€ est également applicable.

Soyez vigilant : si vous stationnez sur une zone qui bénéficie d’un éclairage public fonctionnel, vous avez toujours l’obligation d’allumer vos feux de position. A défaut, l’oubli est passible d’une amende (135€, toujours) et les policiers peuvent soustraire 3 points sur votre permis ou le suspendre.

Vous l’avez sans doute compris, oublier d’allumer vos feux coûte plus cher que d’avoir des ampoules grillées.

Si vos feux ne sont pas homologués

Avoir des feux fonctionnels ne suffit pas. En effet, votre éclairage doit être réglementaire, faute de quoi il vous faudra vous acquitter d’une amende de 135€ (minorée à 90€). Votre véhicule pourrait par ailleurs être immobilisé, voire être expédié en fourrière. Si un accident est provoqué par votre éclairage non réglementaire, votre assureur se réserve le droit de refuser de vous indemniser. C’est toute l’importance de faire installer exclusivement des feux homologués.

Oui mais concrètement, comment être en conformité avec la réglementation ?

Soyez déjà attentif aux couleurs. Le blanc est à privilégier même si le jaune est également autorisé pour les feux de position, de route, de brouillard et de croisement. Oubliez donc les couleurs originales.

Après, il faut vous en tenir strictement au nombre de feux réglementaire, c’est-à-dire celui défini initialement par le constructeur automobile. Abuser des feux de route, installer des rampes tuning, utiliser des gyrophares… ce sont autant d’infractions qu’il est possible d’éviter. Les “angel eyes” sont par exemple autorisées si la lumière produite n’est pas éblouissante. En effet, il est indispensable d’éviter les feux éblouissants, ce qui s’applique à l’ensemble de votre système d’éclairage et non seulement aux phares.

Les ampoules led constituent une excellente solution pour éviter les désagréments. D’une part, leur durée de vie est élevée, ce qui vous évite de devoir les remplacer souvent. Si vous êtes de ceux qui aiment changer régulièrement de voiture, il est possible que vous conserviez les mêmes éclairages jusqu’à la vente du véhicule. Ensuite, il faut savoir que les leds offrent un excellent éclairage sans éblouir et que les couleurs basiques oscillent entre le blanc et le jaune. Précisons également qu’il existe des feux leds adaptés à des besoins particuliers : strobo, tuning… Ces derniers ne sont évidemment pas à utiliser sur route.phare-led

Les éclairages défectueux sont passibles de lourds amendes, même si l’on tient compte de la minoration. Si vos feux fonctionnent mais que vous omettez de vous en servir, la sanction peut aller jusqu’à la suspension de votre permis de conduire. Pensez donc à vérifier régulièrement votre système d’éclairage et de n’utiliser que des feux conformes à la réglementation en vigueur.